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dimanche 10 novembre 2019

Plogging: la course aux déchets

Avez-vous déjà entendu parler de plogging?

C'est une activité qui combine la course ou la marche avec la collecte des ordures. Cela fonctionne comme ceci: nous allons faire un jogging ou marcher en portant un sac pour ramasser les déchets que nous trouvons sur notre chemin: à chaque déchet que nous trouvons nous faisons un squat ou un étirement pour le ramasser. En d'autres termes, nous améliorons l'intensité de l'exercice physique tout en aidant à nettoyer la ville et en sensibilisant les personnes à la préservation de l'environnement.

Cette mode a commencé en Suède et son nom vient de la combinaison des mots plocka (mot suédois signifiant "collectionner") et de "jogging" (mot anglais pour "courir"). Les adeptes de cette activité utilisent les hashtags #plogging et #plogga.

Aujourd'hui, je suis sortie la première fois pour essayer cette activité avec un gant dans la main droite et un sac dans la main gauche. Après les premiers pas j'ai réalisé que je faisais davantage le squat que de la marche, alors j'ai commencé à faire un exercice mental pour choisir les déchets à ramasser.

Je vis dans un quartier où il y a un service de nettoyage en ville, alors en général tout ce qui est jeté par terre va finir aux ordures, donc j'ai décidé de ne ramasser que ce qui était recyclable.

Voici le résultat d'une promenade de 30 minutes:


Quelques astuces:

- Utilisez, si possible, un sac réutilisable et des gants lavables. Les gants aideront à prévenir le contact direct avec les déchets.

- Si votre ville n’a pas de service de nettoyage public, ramassez toutes les ordures que vous pouvez.

- Si votre ville dispose de services publics de nettoyage et de recyclage, privilégiez les déchets recyclables si vous devez faire un choix.

- Si vous marchez ou courez dans la nature, ramassez toutes les ordures que vous avez trouvées.

- Une variante de cette activité consiste simplement à ramasser les ordures du sol et à les jeter à la poubelle la plus proche que vous trouverez. C'est un moyen simple et pratique pour ceux qui ne veulent pas porter un sac.

- Ne soyez pas gêné de le faire devant d'autres personnes, car cet exemple est la meilleure façon pour le mouvement d'attirer plus d'adeptes et pour que les gens commencent à réfléchir avant de jeter les déchets directement par terre.

- Invitez un ami à pratiquer avec vous car cela rend l'activité beaucoup plus intéressante. Beaucoup de pratiquants de cette activité s'organisent généralement en groupes et certains groupes s'organisent pour faire de ramassages dans les parcs, les plages, etc. En Montréal nous avons le groupe Plogging Montréal

Mais pour ne pas oublier: ne pas produire de déchets est le meilleur moyen de prévenir son accumulation.

jeudi 17 octobre 2019

Crudivorisme

Au mois d'août 2014 j'ai entendu parler pour la première fois de quelque chose qui m'a semblait comme un peu de fantaisie: le crudivorisme. Les crudivores sont des personnes qui se nourrissent exclusivement ou presque exclusivement d'aliments crus.

Au début, je pensais que c'était de l'histoire, que ça n'existait pas. Et j'ai commencé à me questionner, comme tout le monde, "et d'où viennent les protéines?"

Mais ce sujet a commencé à tourner dans ma tête et je voulais en savoir plus à ce propos. Plus je cherchais, plus cela m'enchantait. Jusqu'à ce que je décide de l'essayer moi-même et mon mari a accepté le défis aussi.

En habitant dans une région froide, en octobre nous avions atteint les 5 degrés et à cette époque nous mangions de la soupe chaude tous les jours. Avec le crudivorisme toute la nourriture serait froide et nous avions une certaine insécurité à ce propos, j'ai donc décidé de me fier à quelqu'un qui pratique le crudivorisme au Québec, car il avait déjà cette expérience de passer l'hiver à manger cru. J'ai choisi de suivre un cours avec Cruisine Santé et de suivre leur livre de recettes pour 7 jours.

Notre plan était de faire une cure de désintoxication pendant deux semaines, du 20 octobre au 2 novembre 2014 (en répétant le livre deux fois), avec 100% d'aliments crus. À la fin de cette période, nous voulions conserver 50% des aliments crus et 50% des repas cuisinés auxquels nous étions habitués. Au moment où la nourriture que nous avions déjà à la maison (riz, haricots, viande, etc.) commencerait à manquer, nous avions l'intention d'augmenter notre portion crue. Nous avons donc pensé que de cette façon nous nous adapterions tranquillement.

Mais la période de désintoxication a été si calme que nous avons décidé de commencer à conserver 80% des aliments crus tout de suite après la désintoxication. Nous l'avons augmenté progressivement pour atteindre 95%, les 5% restants restant destinés à la consommation de produits cuits ou transformés lors d’une activité sociale.

Maintenant, cinq ans après le début de ce changement, 80% des aliments qui nous consommons sont crus.

Le crudivorisme été la clé de tous les changements qui ont suivi: réduction des produits chimiques industrialisés, minimalisme, zéro déchet et de notre toute nouvelle façon de voir et de penser le monde.

Et c’est pourquoi, dans ce blog, nous aurons une partie consacrée au crudivorisme, même s'il n’est pas essentielle à un projet de vie plus vert.

mardi 1 octobre 2019

Nous sommes une famille dans une constante recherche des solutions pour compenser notre empreinte écologique.



Notre objectif est de réduire les produits hautement transformés et industrialisés, en essayant de minimiser notre impact sur la nature et en assurant une plus grande préservation de la santé (la nôtre et celle de la planète).

Mais ce changement est difficile et, bien que constant, se produit lentement. Ce blog n’a pas pour but de montrer à quel point cette transformation est merveilleuse et parfaite, mais de partager les défis quotidiens, la recherche, nos avancées et nos échecs, les difficultés et les solutions trouvées pour vivre une vie quotidienne alternative au milieu d’un monde très industrialisé.

Nous vivons au Canada, plus précisément dans la province de Québec. Une province avec un hiver très rigoureux, avec peu de plantations qui sont productives pendant toute l'année car le froid commence en octobre et dure jusqu’en avril, ce qui signifie que nous n’avons pas une grande diversité de produits locaux. La plupart des produits alimentaires sont importés d'autres pays et pour ça nous finissons pour avoir une grande variété de fruits, légumes, céréales et aussi des aliments transformés.

Pour le reste des produits, la plupart sont fabriqués en Chine, ou du moins en partie, ce qui rend le prix de nombreux produits et vêtements très abordables. Les électroniques sont beaucoup accessibles, même si leur prix ne sont pas aussi attrayants qu’aux États-Unis,. Il est donc rare que quelqu'un répare une panne et le comportement général consiste simplement à les jeter et à en acheter un nouveau. Lorsque nous voulons les réparer, nous ne trouvons pas beaucoup de professionnels qui le font ou cela coûte plus cher que d'en acheter un nouveau. Bien que beaucoup de gens essaient de changer leur mode de consommation, c'est encore insuffisant comparé au nombre de personnes qui ne le font pas.

Le recyclage ici est courant et obligatoire. Toutes les maisons ont une corbeille pour les déchets ordinaires et une autre pour le recyclage. Le tri n'est pas nécessaire. De nombreux produits qui ne vont pas au bac de recyclage sont collectés dans des magasins ou des endroits spécialisés afin que le produit ou certains de ses composants soient mis au rebut ou éventuellement recyclés, tels que piles, appareils électroniques, encres, aérosols, huiles, débris de construction, etc., etc., etc. Le principal problème est que beaucoup de personnes finissent tout simplement par les jeter avec les ordures ordinaires.

La styromousse, bien que très utilisée, n’est presque pas recyclée ici.

Le compostage est fortement encouragé, mais seulement environ 25% de la population le pratique.

La culture locale privilégie une alimentation saine et la pratique des activités physiques. Presque tout le monde prépare à la maison la nourriture qui est  apporté au travail ou à l’école. Porter sa boîte à lunch est une affaire naturelle.

Il y a beaucoup d'espaces verts et de parcs partout, l'utilisation du vélo et des transports en commun sont également très encouragés à Montréal, où j'habite. Mais en région pratiquement tout le monde utilise une voiture.

Ainsi, même s’il s’agit d’une société très industrialisée, la protection de la nature et un mode de vie sain sont des sujets de préoccupation, dans la mesure où ils n’affectent pas la consommation de nombreux produits industrialisés.

Et c’est ici que nous essayons d’introduire nos changements. Certains sont venus facilement, comme le recyclage, car c'est quelque chose que nous faisons tous ici. D'autres sont vraiment difficiles, mais nous essayons un pas à la fois.

Et ici seront enregistrées nos recherches, nos défis et nos réalisations.